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De la rilatine… aux antidépresseurs

De la rilatine… aux antidépresseurs En Belgique, près de 30.000 enfants et adolescents avalent de la rilatine. On sait pourtant que la rilatine ne fait disparaître les symptômes que temporairement, que le corps s’y habitue (besoin de doses plus fortes) et que la rilatine a de graves effets secondaires sur la croissance et le développement du corps et du cerveau. Une grande étude américaine (en 2017) a constaté un retard de croissance moyen de 4,7 cm en cas d’utilisation prolongée.

Une récente étude met en garde contre des effets pires encore : il existe une forte connexion entre la prise de rilatine en étant enfant et la dépendance à des antidépresseurs plus tard. De plus en plus de psychiatres, de psychologues et d’orthopédagogues mettent en garde contre la thérapeutisation sans cesse croissante de tout ce qui est ressenti comme un comportement perturbant. Ils plaident pour qu’on laisse les enfants être simplement des enfants : c’est davantage avec le système (où les enfants doivent rester assis sans bouger) qu’il y a un problème, qu’avec les enfants eux-mêmes. De plus, les enfants (non traités !) semblent plus tard souvent réaliser de très bonnes prestations.

Le professeur d’orthopédagogie Laura Batstra a publié un livre : ‘Comment prévenir le TDA/H ? Simplement en ne posant pas le diagnostic !’

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